An invasion of armies can be resisted, but not an idea whose time has come. Victor Hugo . . . for with freedom come responsibilities. Nelson Mandela The world is for the public good, such is the Great Way. Confucius Whenever you are in doubt, recall the face of the poorest and the weakest man. Gandhi *


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THE UN AND WORLD GOVERNANCE
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THE UN AND WORLD GOVERNANCE
Arnaud Blin, Gustavo Marin ¤ 7 January 2009


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> Comment submitted by an anonymous visitor on 21 August 2009

la difficulté est que chaque pays a sa culture, ses peuples différents,ses langues différentes, ses aspirations différentes, bref l’essence même d’un pays a été forgé au cours des siècles et en faire table rase pour harmoniser l’ensemble du monde est une tâche très difficile surtout s’il faut l’assentiment de tous.
De même les décisions prises par un vote de l’ONU concerneront tout le monde en principe et les aspirations des peuples sont souvent très différentes. les représentants des pays importants auront tendance aussi à avoir plus de poids que les petits dans les débats et les prises de décisions...et une fois que nous aurons franchi le pas il sera impossible de revenir en arrière si on se rend compte à l’usage que cette gouvernance mondiale comporte plus d’inconvénients que d’avantages

> Comment submitted by Cândido Grzybowski on 22 May 2009

Gostei muito do modo que enfocar o tema. Li com atenção o texto e considero excelente para debate. Identifica as questões e constrói uma boa argumentação sobre a importância política e histórica da ONU, mas também sobre seus limites congênitos, exprimida entre o Estados-Nacionais Soberanos e uma arquitetura mundial dominada por um pequeno clube de potências com poder de veto. Fiquei, no entanto, com uma sensação de que falta alfo, um pensamento menos programático e mais ousado, de ruptura.

Por exemplo, como seria a arquitetura do poder se fosse de baixo para cima, com radical relocalização de economias e poderes? Afinal, a incontornável questão ambiental e a necessidade de superar o modelo industrial-produtivista-consumista, com sua enorme destruição e desigualdade, não nos dá a possibilidade de consertar meramente. Precisamos transformar profundamente. Não basta alargar o G8 e/ou o Conselho de Segurança para dar mais legitimidade ao que é essencialmente ilegítimo.

Não dá mais para continuar com Estados baseados soberanias nacionais que negam soberania aos povos que compõe. Como trazer ao centro a cidadania diversa e planetária ao mesmo tempo, baseada na universalização de direitos e responsabilidades humanas, para de fato fazer um pacto de compartir entre todos e todas este Planeta único?
O texto dá pistas, mas eu gostaria que desenvolve-se mais, ousasse mais?

Afinal que poder “outros mundos”- que não o da globalização e do capitalismo excludente e destruidor - exigem? Não é solução única. Vai ser flexível, confuso e adaptável, como vocês apontam no texto. Mas quais os princípios éticos e políticos de tal governança?

> Comment submitted by Caro Pierre on 15 May 2009

Bonjour à toutes et tous

j’ai lu le document gouvernance mondial et ONU. J’ai de nombreux « trous » dans la compréhension, faute de formation et d’intérêt apportés au sujet, que tardivement.
Comme une majorité des populations de cette planète (je pense), mon souci principal a été de gagner ma vie, c’est à dire celle de ma famille. Si durant quarante années j’ai participé à l’économie de mon pays par mon travail, aux « conquêtes » sociales par mes engagements syndicaux et politiques, à la transformation de mes environnements par ma conduite de vie, l’ONU, son rôle, sa place, ses actions, son avenir… n’ont pas été dans mes préoccupations.
J’ai tendance à envier la chance de certains d’avoir eu à exercer des professions dans des activités qui leur ont permis d’acquérir une culture plus diversifiée que la mienne.
C’est, mais une part de l’explication est dans les lignes précédentes, lorsque je suis entré en situation de retraite, voici douze ans, que ces préoccupations concernant « la vie du monde», m’ont fait m’interroger davantage.
J’ai compris que, pour ma santé (intellectuelle, mentale et physique) et pour continuer à vivre « dans et avec » la société, je ne pouvais pas « promener mon chien » durant les vingt, trente ans et plus qui m’étaient offerts en situation de retraite.
J’ai pris conscience combien il était important que les retraités ne « décrochent » pas de cette vie du monde en s’imaginant pouvoir vivre le paradis sur la terre. Nous sommes (les plus de 60 ans), presque une majorité d’électeurs possible, dans les pays occidentaux et demain, je l’espère, dans le monde. Ceux qui bénéficient du droit à la retraite, ont, aussi, le devoir de continuer à assumer leurs engagements et leurs responsabilités dans la société à partager avec leurs ascendants et leurs descendants, sur cinq, voire six générations. Une situation qui n’a pas d’histoire en référence.

Patrice Monpeyssin écrit ( 1 mars 2009), «L’important, c’est la satisfaction des besoins de liberté, de valeurs, de prospérité et de sécurité des citoyens de toutes les communautés/nations, dans le respect des autres et du bien commun »
Je suis d’accord, mais il me semble important, aussi, de penser comment, alors que le monde vieillit (Le nombre de plus de 60 ans va progresser de 60 % d’ici à 2030, en France. 75% de progression pour les plus de 80 ans. Le Monde, décembre 2006) cette « …satisfaction… » va être comprise, maîtrisée, vécue.
Mon travail de retraité m’a amené à penser qu’effectivement le « bon sens » était un élément essentiel, mais sans doute la moins développée de nos « vertus », et qu’il jouait un rôle primordial dans les rapports de puissance entre les générations.
L’ONU, toutes les autres organisations, de la plus petite locale au « grand machin », vont, tout comme les familles, vivre à trois, voire quatre générations, et il est fort probable que les inégalités vont prendre du relief.
Cette « dimension » des âges mérite d’être prise en compte tout autant que les autres options de gouvernance. Nous ne pouvons plus faire abstraction des relations entre les générations dans une période où l’allongement de la vie est un point vital sur notre planète. Les conséquences immédiates et futures, si elles ne sont pas maîtrisées, posent, peut-être, autant de crainte que l’arme atomique en a posé en son temps. L’importance des mouvements des populations risque d’être aussi, voire davantage, meurtrière. Il ne s’agira plus de rivalité entre blocs politiques, mais entre blocs sociaux écartelés. Les réalisations des objectifs du Millénaire sont une part d’inquiétude.
Une part de la sécurité collective va certainement dépendre de cette maîtrise de l’allongement de la vie. Et cette sécurité, aussi simpliste que cela peut paraître, commence en premier lieu dans la famille (quelle que soit sa forme ou sa composition) La première Charte est, et demeure, le « livret de famille », même si ses aménagements doivent être revisités perpétuellement, c’est le sens de la vie. Parce que mon « ONU » première c’est ma famille. Si nous vivons les mêmes changements, chacun d’entre nous les voit avec ses yeux. Pour autant, l’on n’a pas l’intention de me remplacer comme chef de famille. Pour autant je les accompagne dans les changements et nos rapports de force (ils sont évidents et nécessaires) sont notre force et notre sécurité collectives.
Il est essentiel que les aînés demeurent des références de vie, de passions, d’envies, c’est ainsi que l’ONU et toutes les organisations semblables pourront réaliser les actions nécessaires et indispensables à la paix et au développement harmonieux du monde. C’est sur l’initiative personnelle et collective engagée et responsable que doit pouvoir compter l’ONU.
C’est … le « bon sens »

> Comment submitted by Fergus Watt on 3 April 2009

Dear Arnaud Blin and Gustavo Marin,

I’ve looked over several pages of your organization’s site. Congratulations!
Although my organization, the World Federalist Movement, is interested in
many of the same issues and topics, your "Forum" approach seems more the
kind of open, intellectually honest and objective engagement of the issues
that will better resonate with wider publics.

I am writing to draw your attention to the Campaign for the Establishment of
a UN Parliamentary Assembly (www.unpacampaign.org). The campaign’s
international appeal has been endorsed by over 600 parliamentarinas, with
supportive resolutions passed by a number of regional parliaments (European
Parliament, Pan-African Parliament, Council of Europe PA, OSCE PA);
political party networks (Socialist Int’l, Liberal Int’l, Greens); and a
number of well-known persons including former S-G Boutros Boutros-Ghali.

I believe that a forum for parliamentarians at the UN is an idea that could
(should?) be further explored at your world-governance.org.

When we think of the evolution of the UN we face the problem of a
poorly-funded organization wrestling with a growing number of global
problems. This is developed in your piece on "THE UN AND WORLD GOVERNANCE: A
(provisional) conclusion."

You suggest:
"It might perhaps be wiser to accept the idea that the UN will not be able
to do much more in the future than it is able to now, and that its energy
could perhaps be put to better use elsewhere. Furthermore, reorienting UN
activities seems in practice to be more likely to succeed than in-depth
reform." You suggest a narrower focus, e.g. on health, hunger, and
education.

However, we must not lose sight of the fact that the UN still has tremendous
value as a universal forum. Public support for the UN is still strong across
the globe. The UN "brand" is still well-regarded.

The idea of a UNPA would, I think, complement what your pages develop as a
UN that is more narrowly focused in terms of its functional programs (e.g.
health, hunger, and education). A UNPA would allow for an evolution of the
UN’s important role as a universal forum, in a way that moves beyond the
nation state-dominated General Assembly. It is not a magic bullet, or the
only modification of the UN that is necessary. But it helps bring new,
legitimate, voices to bear on global issues. And it would support/complement
other innovations, such as strengthening roles for civil society and
companies.

So, the picture I’m sketching is a UN that is narrowly focused in terms of
functional activities, but that ALSO evolves as a universal forum. A UNPA
would contribute to such an evolution by bringing new actors and processes
into the UN to strengthen its function as a global forum.

If you would like to explore these ideas further, please be in touch. As
mentioned, I think that the idea of a forum for parliamentarians at the UN
is an idea that might well be further explored at world-governance.org. But
I have no idea of how you develop your project’s material.

By way of background, I am familiar with the arguments, pro and con, also
referenced on the "THE UN AND WORLD GOVERNANCE: A (provisional) conclusion"
(league of democracies, G20 / L 20, "concert of nations", development of
regional associations / unions). I work in Canada and also chair a Policy
Committee for the international arm of the World Federalist Movement -
Institute for Global Policy. I am also a member of the UNPA campaign
Steering Committee.

Let me know.

Best regards,

Fergus Watt

**********************************
Fergus Watt
Executive Director
World Federalist Movement - Canada
Tel: (613) 232-0647
Email: wfcnat@web.ca
www.worldfederalistscanada.org

> Comment submitted by John Clammer from Japan on 11 March 2009

This paper is very timely and I am glad that it avoided the usual approach (valid as it is) of just talking about expanding the Security Council, etc. I very much liked that you took a much broader context and see the whole issue in the light of the macro problems that we are now all collectively facing.

Having said that, I do think that two things should be stressed - the first is that for all its many faults and creaking bureaucracy, the UN is the only genuinely multilateral system that we have that does not, like the World Trade Organization, World Bank, etc, actually have an ideological agenda.

Whether it is the basis in its present form for any kind of world government is doubtful, but I do think that it still plays a key role in world governance. The second is that the UN should not be just thought of as the Security Council and the general assembly.

It is actually in the specialized agencies - UNHCR, WHO, ILO, WIPO etc. - there are dozens! - that the real work and much excellent work takes place, on the ground and in the field, often where governments cannot or will not intervene, or where we see failed states creating a social and political vacuum.
The problem here I think is coordination (or lack of rather) between agencies, often with overlapping responsibilities, and between agencies and governments. Reform, while it must involve a drastic overall of the political bit of the UN, would also involve a rethinking of the roles of the agencies, of peacekeeping functions and of emergency response capabilities.

> Comment submitted by Patrice Mompeyssin on 1 March 2009

Dans le sigle de l’ONU, il y a le terme de nation, dont il est peu question dans le document, si ce n’est au travers des Etats, des pays, des membres, des puissances.

Certes, on peut souvent assimiler directement une Nation à un Etat, mais tous les peuples n’ont pas cette chance. Les plus anciens, homogènes et unis, ont d’ailleurs aussi parfois des problèmes d’identité, de séparatismes locaux ou d’intégration de minorités. On peut disserter longuement pour savoir ce qu’est exactement une Nation, mais en tout état de cause, au sein des Etats, vivent des êtres humains liés par un territoire, et/ou une histoire, et/ou une langue, et/ou des traditions, etc., auxquels ils sont très attachés. Certaines communautés sont partagées entre plusieurs Etats (Kurdes) et certains Etats englobent plusieurs ensembles se distinguant par leur religion (Liban, Irak) ou leur origine ethnique (Afghanistan), etc. C’est d’ailleurs la source de beaucoup de conflits sur notre planète.

Rectifier les frontières pour mieux coller aux « nations » peut être catastrophique mais reste possible, quoique dangereux, sous l’égide de l’ONU (exemple du KOSOVO). Il y a aussi toutes les solutions d’autonomie plus ou moins poussée selon les circonstances. Chaque cas est spécifique. Mais, au risque de se répéter, cela doit toujours se faire sous l’égide des Nations Unies, après beaucoup de dialogue, de prudence et de négociations. Ce sont des processus longs et douloureux. La proclamation unilatérale par la force de l’indépendance de l’Ossétie du sud est le contrexemple flagrant de ce qu’il ne faut pas faire.

Ensuite, il est vrai qu’à l’ONU, ce sont forcément les Etats qui parlent, Etats qui sont plus ou moins vertueux, efficaces, représentatifs, égoïstes, poussés par leurs opinions publiques, capables d’anticipation, ou de vision à long terme. Mais derrière les Etats, il y a des réalités « humaines », donc capables du meilleur comme du pire. Il faut soit les persuader, soit les éduquer, voire les contraindre en dernier recours pour aller vers l’intérêt général.

Enfin, le besoin de souveraineté est légitime, mais il ne faut pas s’arcbouter non plus dessus, dans un repli sur soi illusoirement protecteur.
Il y a aussi sans doute à mener une réflexion sur les attributs de la souveraineté et sur les limitations plus ou moins subies de celle-ci. Sur le plan économique, l’interdépendance liée à la mondialisation des échanges limite de fait la marge de manœuvre de tous les Etats. Il peut aussi y avoir des abandons volontaires de certains attributs traditionnels de la souveraineté. Ainsi en Europe, tous les pays de la zone Euro ont accepté facilement l’abandon de leurs monnaies nationales, parce qu’ils en voyaient tout l’intérêt. C’est aussi l’union des pays au sein du premier pilier qui a permis de faire de l’Europe une grande puissance économique, au bénéfice de tous. D’une manière générale, les Unions régionales (au niveau continental) ont certainement un rôle positif majeur à jouer pour l’équilibre mondial. Mais il est vrai qu’il est difficile ensuite de revenir en arrière. On comprend donc qu’il est normal de peser attentivement tous les avantages et inconvénients avant de s’engager dans une perte d’une partie de souveraineté.

L’important, c’est la satisfaction des besoins de liberté, de valeurs, de prospérité et de sécurité des citoyens de toutes les communautés/nations, dans le respect des autres et du bien commun. C’est le but de la recherche d’une meilleure gouvernance

> Comment submitted by Raul Sohr on 25 February 2009

Observando desde Chile, me parece que, como en todas las cosas, los mecanismos operativos de la ONU son perfectibles. Sin embargo, lo que no vislumbro es un cuerpo autónomo de sus mandantes, los Estados, que con toda su imperfección reflejan, en las democracias, algún grado de la voluntad popular.

En la página 15 se discute el exiguo presupuesto de la ONU comparado con el gasto bélico mundial. No hay ninguna evidencia que si a ONU obtuviera más recursos su performance sería más eficaz. Pero más importante aún: ¿sería deseable que la ONU contase con fuerzas de intervención militar propias? ¿Como operarían? Como ahora con fuerzas nacionales facilitadas por los Estados o bien contratando al mejor postor de entre Empresas Militares Privadas, tipo Blackwater, según la mejor oferta económica. O incluso podría contar con una planta militar propia.

Da lo mismo por cual formula se opte. El problema de fondo con una mayor autonomía política y financiera de la ONU es qué legitimidad tendría. ¿Por qué delegar el poder en una burocracia tecnocrática? Por bien intencionados que sean los tecnócratas terminarán, como con toda forma de poder, por administrarlo de acuerdo a sus criterios particulares e intereses institucionales. No hay ninguna garantía que una institución, que en su forma actual es poco meritocrática y de un marcado conservadurismo administrativo, tendría un buen desempeño. Los gobiernos deben al menos renovar sus mandatos. La ONU no responde a ningún electorado. Su mandato emana, como bien lo señala el documento, de las negociaciones entre los Estados que tienen pesos muy diversos. Respecto a ampliar el Consejo de Seguridad no creo que cambie mucho las cosas. El ingreso de Brasil, por ejemplo, será un gran éxito para Brasil pero no necesariamente cambia las cosas para América Latina.

En mi percepción la ONU es una gran institución para avanzar en la globalización a través de sus múltiples agencias. El rol homogenizador y normativo de la ONU es clave. Como lo señala el documento la legitimidad política de la ONU es un factor importante. Pero no cabe, en las actuales condiciones, pensar en una ONU dotada de un poder autónomo y menos aún con una voluntad política independiente. Una organización que es de todos no es de nadie y si no es de nadie, por así decirlo, carece de responsabilidad política.

> Comment submitted by an anonymous visitor on 25 February 2009

desde Chile. Me parece que, como en todas las cosas, los mecanismos operativos de la ONU son perfectibles. Sin embargo, lo que no vislumbro es un cuerpo autónomo de sus mandantes, los Estados, que con toda su imperfección reflejan, en las democracias, algún grado de la voluntad popular.

En la página 15 se discute el exiguo presupuesto de la ONU comparado con el gasto bélico mundial. No hay ninguna evidencia que si a ONU obtuviera más recursos su performance sería más eficaz. Pero más importante aún: ¿sería deseable que la ONU contase con fuerzas de intervención militar propias? ¿Como operarían? Como ahora con fuerzas nacionales facilitadas por los Estados o bien contratando al mejor postor de entre Empresas Militares Privadas, tipo Blackwater, según la mejor oferta económica. O incluso podría contar con una planta militar propia.

Da lo mismo por cual formula se opte. El problema de fondo con una mayor autonomía política y financiera de la ONU es qué legitimidad tendría. ¿Por qué delegar el poder en una burocracia tecnocrática? Por bien intencionados que sean los tecnócratas terminarán, como con toda forma de poder, por administrarlo de acuerdo a sus criterios particulares e intereses institucionales. No hay ninguna garantía que una institución, que en su forma actual es poco meritocrática y de un marcado conservadurismo administrativo, tendría un buen desempeño. Los gobiernos deben al menos renovar sus mandatos. La ONU no responde a ningún electorado. Su mandato emana, como bien lo señala el documento, de las negociaciones entre los Estados que tienen pesos muy diversos. Respecto a ampliar el Consejo de Seguridad no creo que cambie mucho las cosas. El ingreso de Brasil, por ejemplo, será un gran éxito para Brasil pero no necesariamente cambia las cosas para América Latina.

En mi percepción la ONU es una gran institución para avanzar en la globalización a través de sus múltiples agencias. El rol homogenizador y normativo de la ONU es clave. Como lo señala el documento la legitimidad política de la ONU es un factor importante. Pero no cabe, en las actuales condiciones, pensar en una ONU dotada de un poder autónomo y menos aún con una voluntad política independiente. Una organización que es de todos no es de nadie y si no es de nadie, por así decirlo, carece de responsabilidad política.

> Comment submitted by Ricardo Jiménez, Cátedra de Integración Regional Sudamericana on 24 February 2009

Desde la reflexión sobre la experiencia latinoamericana, el rol de los Estados es paradójico. Ciertamente son superados por problemas crecientemente supranacionales y supraestatales y sin duda están limitados y entrampados por lógicas y dinámicas históricas y en gran medida inmanentes. Pero es un hecho también que siguen siendo crucialmente imprescindibles, irremplazables. Se trata entonces de una adaptación o reforma en curso, de hecho, que conviene identificar muy precisamente. En América Latina, junto a la crisis y superación de los Estados, se desarrolla a contramarcha una refundación y fortalecimiento de los mismos. Frente al problema de la falta de voluntad y visión nueva de los Estados, los pueblos, la ciudadanía, portadora de la nueva voluntad y visión, captura el Estado y lo refunda, y desde Estados refundados (todavía muy inicialmente), enfrenta los problemas de nueva forma, por cierto ampliando la participación protagónica a otros sectores no estatales.

Avanzo una pista, hipótesis posible, nada más: Si son los Estados los que hacen impotente a la ONU, con su falta de voluntad y lógica atrasada, frente a las agresiones bélicas y comerciales, los Estados en refundación inicial en América Latina se muestran como instrumentos con nueva voluntad y lógica, buscando relaciones de solidaridad: Banco del Sur, ALBA; expulsando a los embajadores de Estados Unidos e Israel, en tanto representantes de poderes agresivos e injustos, etc., al tiempo que buscan claramente la inclusión y justicia social en lo interno, como muestran diversos indicadores de ONU y CEPAL: pobreza, alfabetismo, redistribución, etc.

Es un proceso histórico, recién en marcha, inapelablemente complejo, contradictorio y nada ideal, pero es evidentemente un proceso y arroja pistas posibles. ¿Podría tratarse del avance de las nuevas ideas y necesidades como programas, opiniones y correlaciones de fuerza ciudadanas, nacionales e internacionales, que logran capturar el Estado y refundarlo para desde allí refundar –gradual y complejamente, la gobernanza internacional, ONU incluida?

> Comment submitted by Benjamin Quiñones, co-facilitator Asian Alliance for Solidarity Economy on 18 February 2009

1. As the paper argues, the UN was conceived as a political organization supposedly with the capacity to pool state power in order to bring and maintain peace. For this notion to materialize, the UN must wield political power that is greater than the sum of the political powers of individual nation-states. But the UN was not built on democratic process "by the people, of the people, for the people". It was conceived as a tool of the state, fashioned or designed by the state, for the state. Its "democratic structure" is a façade that masks its real aristocratic structure. The peoples of the world never had the chance to decide on who should constitute their representatives to the UN, and who should become the UN Secretary General. The UN is powerless, or in the words of the paper the UN’s political power is non-existent, because it is devoid of the people’s mandate. The state legitimizes its power through people’s mandate but it denies that process of political legitimization to the UN because, then, the power of individual nation-states will be overwhelmed by transnational people’s power.

2. Because of the UN’s failings as a political organization, the paper suggests that the UN focuses on development work particularly in the fields of health, hunger, and education. In that case, it might be better off for it to become an international NGO so that it is not saddled with the political trappings of costly political representations of nation-states. This is the dilemma of the UN which has become the paper’s dilemma: the paper recognizes the inutility of the UN as a global political organization, and yet it seems difficult to conceive of a non-politicized UN with its effort and resources devoted on human development.

3. The main thesis of the paper is this:"Rather than expecting and clamoring that the UN accomplish the impossible while at the same time restraining its actions, to then criticize its lack of results, we feel it is more judicious to restrict its mandates in the future but provide it with real resources in the desired fields, for instance in the fields of health, hunger, and education. In other sectors, including those that were the basis for founding the UN, those of war and peace, evidently other mechanisms are necessary, otherwise we will be perpetually disappointed." (p29) The "other mechanisms" are precisely those that deal with the issue of mobilizing and deploying transnational people’s power – not the issue of how to curb the power of individual nation-states. Although these two issues are interrelated (e.g. the power of nation-states is inversely proportional to that of an organized transnational people’s power), the "other mechanisms" would suffer the same fate at the UN did if they were intended merely to restrain state power rather than to create a new power base. A political organization entirely different from the state-designed UN is needed to address this issue. But the ascendancy of such a political organization founded on transnational people’s power is predicated on the dismantlement of the UN as a pseudo-political organization that grooms itself as the political representative of nation-states. Unless the UN is transformed into an international NGO, it will always be looked upon by nation-states as their "legitimate" political club/society.

> Comment submitted by Prof. Dr. Hanns W. Maull on 6 February 2009

The issue of state building, at the national, but also at the regional and global level, really is key.
I agree in particular with your thrust of creating realistic expectations about what the United Nations can, and cannot, do. This is important, and something which probably will figure in my own analysis of the European Union, as well. I also wholeheartedly agree with your critique of the United Nations as a system of collective security.

Where I disagree somewhat is in your assessment of possible alternatives: in general, it seems to me that you are too optimistic about what can be done by civil society. Without in any way denying their importance and their positive potential, it seems to me that NGOs and civil society can be really effective only where they manage to harness state authority to their purposes. The United Nations, of course, also reflect this mode of politics, and they will therefore be needed, it seems to me, more than you allow for.
One particularly obvious example in that context is the legitimising role of the UN Security Council for peacekeeping operations of the new, fourth generation type, which focuses on state-building: to me, this issue of state building, at the national, but also at the regional and global level, really is key. The state in my view still is indispensable as a protector of human rights and human security, much as it continues to be a very serious threat.
If, as I would argue, state authority remains crucial, then the issue of how the state is structured and how it interacts with civil society becomes crucial too - and that is an issue which, in my view, you do not tackle sufficiently. Many regimes which claim to represent their national societies do, as we all know, in fact anything but. In that sense, national governance becomes critical to the ability of global and regional governance to overcome the challenges we are facing.

> Comment submitted by Prof. Dr. Hanns W. Maull on 6 February 2009

I agree in particular with your thrust of creating realistic expectations about what the United Nations can, and cannot, do. This is important, and something which probably will figure in my own analysis of the European Union, as well. I also wholeheartedly agree with your critique of the United Nations as a system of collective security.

Where I disagree somewhat is in your assessment of possible alternatives: in general, it seems to me that you are too optimistic about what can be done by civil society. Without in any way denying their importance and their positive potential, it seems to me that NGOs and civil society can be really effective only where they manage to harness state authority to their purposes. The United Nations, of course, also reflect this mode of politics, and they will therefore be needed, it seems to me, more than you allow for.
One particularly obvious example in that context is the legitimising role of the UN Security Council for peacekeeping operations of the new, fourth generation type, which focuses on state-building: to me, this issue of state building, at the national, but also at the regional and global level, really is key. The state in my view still is indispensable as a protector of human rights and human security, much as it continues to be a very serious threat.
If, as I would argue, state authority remains crucial, then the issue of how the state is structured and how it interacts with civil society becomes crucial too - and that is an issue which, in my view, you do not tackle sufficiently. Many regimes which claim to represent their national societies do, as we all know, in fact anything but. In that sense, national governance becomes critical to the ability of global and regional governance to overcome the challenges we are facing.

> Comment submitted by Patrice Mompeyssin on 29 January 2009

Pour ce qui concerne les appareils militaires, les états-majors parlent de transformation. La formulation « refonte de la notion même d’armée » apparaît un peu exagérée ou mérite d’être expliquée. Pour ce qui concerne l’ONU, je vois les problématiques suivantes :

- le renforcement de la capacité de l’ONU à planifier et conduire des opérations militaires, au niveau stratégique,
- la nécessité ou pas de créer une force de réaction rapide propre à l’ONU, dont il faut déterminer le volume et les équipements,
- l’augmentation de la réactivité de la mise à disposition des contingents nationaux, et la maîtrise de leur efficacité sur le terrain (entraînement préalable, compétence opérationnelle),
- le rapport de force favorable et le mandat à donner aux forces de l’ONU, qui non seulement ne doivent pas être mises en danger, mais doivent avoir les moyens de remplir leur mission, et surtout de ne pas assister impuissantes à des crimes de guerre,
- leur comportement enfin, les tactiques employées, qui doivent strictement respecter le droit des conflits armés et l’éthique militaire.

> Comment submitted by Mompeyssin Patrice on 24 January 2009

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce document, constat lucide et équilibré de la situation.

Il est indéniable que l’ONU manque cruellement d’efficacité, sur les questions de sécurité en particulier. On l’a encore vu récemment lors des terribles affrontements à Gaza.

l’ONU est bien paralysée par l’égoïsme des Etats, qui se mettent rarement d’accord pour agir et ne fournissent pas les moyens suffisants lorsqu’ils y arrivent. Mais on ne peut classer tous les Etats à la même enseigne. Ces derniers sont plus ou moins vertueux, légitimes et efficaces.

Quelle que soit la manière dont il fonctionne ou il s’appelle, il faut bien un niveau de représentation des communautés humaines. Et il est naturel (« humain ») que les Etats défendent les intérêts des peuples/nations qu’ils représentent. C’est le jeu de l’équilibre des pouvoirs, lequel peut permettre d’éviter qu’une communauté soit lésée par une décision arbitraire d’un organisme supra-national qui abuserait de ses pouvoirs (nul ne peut l’exclure).

Mais c’est vrai jusqu’à un certain point, jusqu’à ce que l’intérêt particulier ait à s’effacer devant l’intérêt général. Pour prendre une comparaison avec le niveau interne à l’Etat, personne ne veut qu’une ligne à haute tension traverse son jardin (« not in my backyard »), ou qu’on supprime des emplois dans sa commune. Mais de l’affrontement, non violent, des volontés, doit surgir, en prenant le temps et dans la transparence, la solution la meilleure pour le bien commun, avec des compensations pour ceux qui subissent des désagréments. C’est une question de justice.

La difficulté est que les Hommes ou les Etats n’acceptent des compromis et des contraintes que lorsqu’ils comprennent que c’est leur intérêt vital/majeur qui est en jeu, ou celui de leurs enfants/générations futures. Cet intérêt vital n’est pas facile à percevoir. On veut aussi naturellement inconsciemment plus recevoir que donner. Tant qu’il n’y a pas cette perception d’un intérêt supérieur, c’est l’égoïsme qui domine. C’est ce qui explique la lenteur de la construction européenne. Pourquoi faire des concessions alors que l’on a le sentiment qu’il n’y a pas de risque ou menace majeure, que l’on peut continuer à vivre et à tirer la couverture à soi, comme avant.

C’est donc ce point qu’il convient de travailler : faire prendre conscience aux Etats, représentants des communautés humaines, du bien général qu’ils retireront ultérieurement d’une perte apparente à court terme. Pour cela, les dirigeants ne doivent pas craindre la sanction de leurs peuples (par le vote ou le renversement). Il faut aussi comprendre les gouvernants. Les décisions qu’ils prennent engagent lourdement l’avenir, ce qui ne les incite pas à prendre des risques, s’ils ne sont pas parmi les rares visionnaires. Il y a donc besoin de créer de la confiance et il faudra aussi hélas imposer parfois.

Il est essentiel en tout état de cause de faire prendre conscience d’une communauté de destin. Ce qui est bon pour l’humanité est bon pour moi, sans naïveté excessive non plus. C’est peut-être là qu’est le rôle de la société civile : intellectuels, ONG, enseignants, médias, etc. Des citoyens éclairés pèseront sur leurs représentants dans le bon sens, par le vote de préférence mais par tout autre moyen, pacifique, aussi (lobbying, manifestations, etc.). C’est loin d’être facile.

L’ONU doit bien sûr être réformée, en particulier le Conseil de sécurité doit être plus représentatif et efficace, mais c’est de la mise en oeuvre. Cependant, les conditions d’engagement sous chapitre VII devront rester draconiennes, pour éviter tout aventurisme. On ne peut jamais totalement maîtriser les conséquences d’une guerre. Pour caricaturer, il serait fou d’engager des forces de l’ONU avec un vote à un tour à la majorité simple.

Sur le point particulier du droit d’ingérence, je ne suis pas un spécialiste mais il me semble que la Charte de l’ONU le permet. Il reste à avoir la volonté de l’appliquer

Chapitre I - article 2-7« Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII »

Chapitre VII Article 42
Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l’Article 41 seraient inadéquates ou qu’elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d’autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies. »

> Comment submitted by Hugues de Courtivron on 22 January 2009

Il faut trouver plusieurs options possibles pour l’avenir.

Sur la structure du document, il me semble qu’après l’exposé de la situation, on reste un peu sur sa faim lorsqu’il s’agit de passer aux propositions: s’agit-il de mettre en place à côté de l’ONU une instance délibérante dans laquelle seraient représentés à parts égales la société civile, les organisations régionales et internationales et les états? ou bien veut-on supprimer l’ONU et la remplacer par une telle instance et dans ce cas faut-il qu’elle ait aussi un pouvoir exécutif?

En conclusion (provisoire également), le diagnostic me parait bon (il est d’ailleurs très largement conforme à celui du rapport de Kofi Annan de septembre 2005, même si celui-ci se focalisait sur le tripode sécurité/droits de l’homme/développement et sur le couple "respect de la souveraineté nationale" versus "responsabilité de protéger"), mais il me semble manquer dans ce document plusieurs options possibles pour l’avenir qui serviraient ainsi de bases de discussion. En particulier, il faudrait que le texte soit plus clair dans la dernière partie sur le sort que nous réservons à l’ONU. Pour ma part, je crois que ce serait une erreur de la supprimer, la question restant de savoir comment la réformer et, en même temps, la compléter avec un autre dispositif répondant aux nouveaux besoins de notre monde.

> Comment submitted by Manfred Rosenberger on 21 January 2009

Ouvrons le champ des propositions possibles

Je viens de relire votre dossier très intéressant et complet. Quelques idées sur le fond : Je partage la majeure partie votre analyse, notamment en ce qui concerne le constat des faits historiques et les conséquences que vous en extrapolez aussi bien pour certaines évolutions récentes que pour bon nombre des blocages persistants. Je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne les nouvelles propositions. C’est peut-être difficile d’en trouver, puisque vous êtes assez pessimistes quant à la capacité de "l’Organisation" des Nations Unies de changer et de s’adapter.

Votre conviction parait très claire : les états - acteurs clé dans l’édifice - sont beaucoup trop égoïstes dans la défense d’intérêts généralement non concordants avec l’intérêt commun, pour transférer la part nécessaire de souveraineté vers un "gouvernement mondial". Il est sûr qu’un grand nombre des états membres n’ont pas encore la maturité pour placer l’intérêt commun au dessus des querelles de villages. Mais les enjeux de la mondialisation et la portée des changements qu’elle génère, ainsi que les défis majeurs que posent les phénomènes comme l’accroissement de la population, le changement climatique etc., laissent, à mon avis, déjà entrevoir une prise de "conscience commune", au moins dans la communauté des scientifiques qui gagne de l’influence auprès des politiques. Je crois que l’Europe (encore l’Europe) montre bien le chemin vers plus de sagesse dans les rapports de forces : puissance sage, consciente de son passé et éclairée sur la nécessité de transférer une partie importante des souverainetés nationales pour affronter les problèmes futurs. Bien sûr, il va encore falloir un bout de temps pour arriver à une véritable fédération avec un gouvernement européen, mais des avancées symboliques ont été faites : intégration des structures économiques (marché commun) avec le renoncement symbolique de souveraineté par la création d’une monnaie commune, intégration multinationale des structures de planification et de commandement de forces armées, structures policières et douanières internationalisées etc.

Après "l’Introduction" et un "Premier Bilan", qui à mon goût donnent assez de place aux circonstances historiques et fondatrices et au constat des insuffisances inhérentes à l’architecture héritée de l’Après-II Guerre Mondiale, je m’attendais dans le chapitre "ONU en perspective" plutôt à une esquisse d’architecture onusienne porteuse d’avenir qu’à une analyse rétrograde encore approfondie. La lecture de ces trois chapitres pourrait probablement être facilitée en insérant deux trois graphiques/tableaux (phases, dates clés de l’histoire, attribution de moyens aux différents domaines, etc.) parce que il me semble très dur de lire 30 pages sans illustrations.

Le chapitre "Quels moyens" reste plus ou moins dans la même ligne de réflexion rétrospective et faisant un bilan plutôt qu’innovant. Une réflexion sur "Le rôle de l’ONU pour/dans une gouvernance mondiale" pourrait, peut-être dans le chapitre "L’ONU en perspective", essayer de faire l’inventaire non seulement des perspectives historiques, mais aussi des perspectives régionales. Les jugements sur les fonctionnalités de l’ONU et les arguments justifiant le constat général d’incapacité me semblent très "européanisés", c’est à dire en fonction du regard spécifiquement européen, influencé par la mémoire des destructions et des millions de morts des guerres fratricides et la volonté de ne jamais vouloir (pouvoir) recommencer de telles horreurs ! Mais ce n’est pas l’optique de tout le monde ! D’autres (Amérique latine, Afrique, Asie, etc.) ne me paraissent pas aussi "obstinés" par cette manie d’une "paix à tout prix". Pour eux, l’ONU se limite au seul Conseil de sécurité. De plus, comme la plupart des états de ces régions sont également "exclus" d’autres plateformes de négociations et de gouvernance (G8, G20, etc.), l’ONU est le seul lieu institutionnel pour faire entendre leurs voix.

Pour ouvrir le champ des propositions possibles, je crois que la notion de sécurité élargie pourrait fournir des pistes intéressantes : cette conviction est en train de gagner de plus en plus de responsables politiques et la crise financière actuelle l’a démontré. La sécurité n’a jamais été et n’est décidément plus uniquement du ressort de la "défense militaire" et des relations internationales. Elle implique les sciences (connaissances, capacités de recherche, information (et secrets !), éducation etc.), le droit, l’économie, les finances, l’environnement, etc. Cette prise de conscience pourrait probablement prêter à des initiatives nouvelles pour faire évoluer "l’Organisation" au lieu de se concentrer sur une réforme (impossible ?) du Conseil de Sécurité : par exemple en créant autour du Conseil de Sécurité actuel (dédié aux relations internationales/conflits armées) d’autres Conseils de Sécurité (économique, environnemental, etc.

Voici les quelques idées que m’inspire la lecture de votre document qui, je le répète, me semble très complet et assez provocateur pour lancer un débat sur le rôle futur de l’ONU. Ce débat sera très certainement de haut niveau et apportera - espérons-le - beaucoup d’idées pour mieux définir le rôle futur de cette organisation clé pour la nouvelle gouvernance mondiale : elle a l’avantage d’exister et elle est la (seule ?) plateforme qui donne la parole aux impuissants et aux démunis.

> Comment submitted by Manfred Rosenberger on 21 January 2009

Ouvrons le champ des propositons possibles.

Je viens de relire votre dossier très intéressant et complet. Quelques idées sur le fond : Je partage la majeure partie votre analyse, notamment en ce qui concerne le constat des faits historiques et les conséquences que vous en extrapolez aussi bien pour certaines évolutions récentes que pour bon nombre des blocages persistants.
Je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne les nouvelles propositions. C’est peut-être difficile d’en trouver, puisque vous êtes assez pessimistes quant à la capacité de "l’Organisation" des Nations Unies de changer et de s’adapter.

Votre conviction parait très claire : les états - acteurs clé dans l’édifice - sont beaucoup trop égoïstes dans la défense d’intérêts généralement non concordants avec l’intérêt commun, pour transférer la part nécessaire de souveraineté vers un "gouvernement mondial". Il est sûr qu’un grand nombre des états membres n’ont pas encore la maturité pour placer l’intérêt commun au dessus des querelles de villages. Mais les enjeux de la mondialisation et la portée des changements qu’elle génère, ainsi que les défis majeurs que posent les phénomènes comme l’accroissement de la population, le changement climatique etc., laissent, à mon avis, déjà entrevoir une prise de "conscience commune", au moins dans la communauté des scientifiques qui gagne de l’influence auprès des politiques. Je crois que l’Europe (encore l’Europe) montre bien le chemin vers plus de sagesse dans les rapports de forces : puissance sage, consciente de son passé et éclairée sur la nécessité de transférer une partie importante des souverainetés nationales pour affronter les problèmes futurs. Bien sûr, il va encore falloir un bout de temps pour arriver à une véritable fédération avec un gouvernement européen, mais des avancées symboliques ont été faites : intégration des structures économiques (marché commun) avec le renoncement symbolique de souveraineté par la création d’une monnaie commune, intégration multinationale des structures de planification et de commandement de forces armées, structures policières et douanières internationalisées etc.

Après "l’Introduction" et un "Premier Bilan", qui à mon goût donnent assez de place aux circonstances historiques et fondatrices et au constat des insuffisances inhérentes à l’architecture héritée de l’Après-II Guerre Mondiale, je m’attendais dans le chapitre "ONU en perspective" plutôt à une esquisse d’architecture onusienne porteuse d’avenir qu’à une analyse rétrograde encore approfondie. La lecture de ces trois chapitres pourrait probablement être facilitée en insérant deux trois graphiques/tableaux (phases, dates clés de l’histoire, attribution de moyens aux différents domaines, etc.) parce que il me semble très dur de lire 30 pages sans illustrations.

Le chapitre "Quels moyens" reste plus ou moins dans la même ligne de réflexion rétrospective et faisant un bilan plutôt qu’innovant. Une réflexion sur "Le rôle de l’ONU pour/dans une gouvernance mondiale" pourrait, peut-être dans le chapitre "L’ONU en perspective", essayer de faire l’inventaire non seulement des perspectives historiques, mais aussi des perspectives régionales. Les jugements sur les fonctionnalités de l’ONU et les arguments justifiant le constat général d’incapacité me semblent très "européanisés", c’est à dire en fonction du regard spécifiquement européen, influencé par la mémoire des destructions et des millions de morts des guerres fratricides et la volonté de ne jamais vouloir (pouvoir) recommencer de telles horreurs ! Mais ce n’est pas l’optique de tout le monde ! D’autres (Amérique latine, Afrique, Asie, etc.) ne me paraissent pas aussi "obstinés" par cette manie d’une "paix à tout prix". Pour eux, l’ONU se limite au seul Conseil de sécurité. De plus, comme la plupart des états de ces régions sont également "exclus" d’autres plateformes de négociations et de gouvernance (G8, G20, etc.), l’ONU est le seul lieu institutionnel pour faire entendre leurs voix.

Pour ouvrir le champ des propositions possibles, je crois que la notion de sécurité élargie pourrait fournir des pistes intéressantes : cette conviction est en train de gagner de plus en plus de responsables politiques et la crise financière actuelle l’a démontré. La sécurité n’a jamais été et n’est décidément plus uniquement du ressort de la "défense militaire" et des relations internationales. Elle implique les sciences (connaissances, capacités de recherche, information (et secrets !), éducation etc.), le droit, l’économie, les finances, l’environnement, etc. Cette prise de conscience pourrait probablement prêter à des initiatives nouvelles pour faire évoluer "l’Organisation" au lieu de se concentrer sur une réforme (impossible ?) du Conseil de Sécurité : par exemple en créant autour du Conseil de Sécurité actuel (dédié aux relations internationales/conflits armées) d’autres Conseils de Sécurité (économique, environnemental, etc.

Voici les quelques idées que m’inspire la lecture de votre document qui, je le répète, me semble très complet et assez provocateur pour lancer un débat sur le rôle futur de l’ONU. Ce débat sera très certainement de haut niveau et apportera - espérons-le - beaucoup d’idées pour mieux définir le rôle futur de cette organisation clé pour la nouvelle gouvernance mondiale : elle a l’avantage d’exister et elle est la (seule ?) plateforme qui donne la parole aux impuissants et aux démunis.

> Comment submitted by Manfred Rosenberger on 21 January 2009

Ouvrons le champ des propositions possibles

Je viens de relire votre dossier très intéressant et complet. Quelques idées sur le fond : Je partage la majeure partie votre analyse, notamment en ce qui concerne le constat des faits historiques et les conséquences que vous en extrapolez aussi bien pour certaines évolutions récentes que pour bon nombre des blocages persistants.
Je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne les nouvelles propositions. C’est peut-être difficile d’en trouver, puisque vous êtes assez pessimistes quant à la capacité de "l’Organisation" des Nations Unies de changer et de s’adapter.
Votre conviction parait très claire : les états - acteurs clé dans l’édifice - sont beaucoup trop égoïstes dans la défense d’intérêts généralement non concordants avec l’intérêt commun, pour transférer la part nécessaire de souveraineté vers un "gouvernement mondial". Il est sûr qu’un grand nombre des états membres n’ont pas encore la maturité pour placer l’intérêt commun au dessus des querelles de villages. Mais les enjeux de la mondialisation et la portée des changements qu’elle génère, ainsi que les défis majeurs que posent les phénomènes comme l’accroissement de la population, le changement climatique etc., laissent, à mon avis, déjà entrevoir une prise de "conscience commune", au moins dans la communauté des scientifiques qui gagne de l’influence auprès des politiques. Je crois que l’Europe (encore l’Europe) montre bien le chemin vers plus de sagesse dans les rapports de forces : puissance sage, consciente de son passé et éclairée sur la nécessité de transférer une partie importante des souverainetés nationales pour affronter les problèmes futurs. Bien sûr, il va encore falloir un bout de temps pour arriver à une véritable fédération avec un gouvernement européen, mais des avancées symboliques ont été faites : intégration des structures économiques (marché commun) avec le renoncement symbolique de souveraineté par la création d’une monnaie commune, intégration multinationale des structures de planification et de commandement de forces armées, structures policières et douanières internationalisées etc.
Après "l’Introduction" et un "Premier Bilan", qui à mon goût donnent assez de place aux circonstances historiques et fondatrices et au constat des insuffisances inhérentes à l’architecture héritée de l’Après-II Guerre Mondiale, je m’attendais dans le chapitre "ONU en perspective" plutôt à une esquisse d’architecture onusienne porteuse d’avenir qu’à une analyse rétrograde encore approfondie. La lecture de ces trois chapitres pourrait probablement être facilitée en insérant deux trois graphiques/tableaux (phases, dates clés de l’histoire, attribution de moyens aux différents domaines, etc.) parce que il me semble très dur de lire 30 pages sans illustrations.
Le chapitre "Quels moyens" reste plus ou moins dans la même ligne de réflexion rétrospective et faisant un bilan plutôt qu’innovant. Une réflexion sur "Le rôle de l’ONU pour/dans une gouvernance mondiale" pourrait, peut-être dans le chapitre "L’ONU en perspective", essayer de faire l’inventaire non seulement des perspectives historiques, mais aussi des perspectives régionales. Les jugements sur les fonctionnalités de l’ONU et les arguments justifiant le constat général d’incapacité me semblent très "européanisés", c’est à dire en fonction du regard spécifiquement européen, influencé par la mémoire des destructions et des millions de morts des guerres fratricides et la volonté de ne jamais vouloir (pouvoir) recommencer de telles horreurs ! Mais ce n’est pas l’optique de tout le monde ! D’autres (Amérique latine, Afrique, Asie, etc.) ne me paraissent pas aussi "obstinés" par cette manie d’une "paix à tout prix". Pour eux, l’ONU se limite au seul Conseil de sécurité. De plus, comme la plupart des états de ces régions sont également "exclus" d’autres plateformes de négociations et de gouvernance (G8, G20, etc.), l’ONU est le seul caucus pour faire entendre leurs voix.
Pour ouvrir le champ des propositions possibles, je crois que la notion de sécurité élargie pourrait fournir des pistes intéressantes : cette conviction est en train de gagner de plus en plus de responsables politiques et la crise financière actuelle l’a démontré. La sécurité n’a jamais été et n’est décidément plus uniquement du ressort de la "défense militaire" et des relations internationales. Elle implique les sciences (connaissances, capacités de recherche, information (et secrets !), éducation etc.), le droit, l’économie, les finances, l’environnement, etc. Cette prise de conscience pourrait probablement prêter à des initiatives nouvelles pour faire évoluer "l’Organisation" au lieu de se concentrer sur une réforme (impossible ?) du Conseil de Sécurité : par exemple en créant autour du Conseil de Sécurité actuel (dédié aux relations internationales/conflits armées) d’autres Conseils de Sécurité (économique, environnemental, etc.
Voici les quelques idées que m’inspire la lecture de votre document qui, je le répète, me semble très complet et assez provocateur pour lancer un débat sur le rôle futur de l’ONU. Ce débat sera très certainement de haut niveau et apportera - espérons-le - beaucoup d’idées pour mieux définir le rôle futur de cette organisation clé pour la nouvelle gouvernance mondiale : elle a l’avantage d’exister et elle est la (seule ?) plateforme qui donne la parole aux impuissants et aux démunis.

> Comment submitted by Stéphanie Ah Tchou on 20 January 2009

J’ai beaucoup aimé ce document, que je trouve très intéressant et qui amène de réelles pistes de réflexion. J’ai notamment aimé, le renversement de problématique en page 17 "comment l’ONU a-t-elle fait pour occuper une telle place dans la gouvernance mondiale, sachant que ses moyens réels sont infimes?" Sinon mes commentaires se portent surtout sur la fin de votre essai. Notamment pages 28-29, que l’ONU renonce à la mise en œuvre de ses idées ne serait-ce pas "l’amputer d’un organe vital"? Je veux dire ne perdrait-elle pas beaucoup d’intérêt et de légitimité si elle s’en tenait à des réflexions théoriques? Surtout qu’une partie de son "essence" repose dans sa légitimité à agir. Ne tomberait-elle pas aux oubliettes?

Ensuite votre idée de créer autre chose à côté est intéressante, mais n’y a-t-il pas un risque d’éparpillement (de moyens, de fonds...) et de doublons? Et pourquoi est-ce que ces nouvelles organisations ou autres mécanismes parviendraient à remplir les tâches où l’ONU échouent? Auront-ils la légitimité nécessaire si ce sont des regroupements d’Etats plus restreints? Enfin un dernier commentaire, je trouve dommage que vous ne développiez pas plus sur le rôle que pourrait jouer la lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement.

> Comment submitted by Jean-René Bachelet on 19 January 2009

J’ai lu le document relatif à l’ONU avec un vif intérêt. Son caractère descriptif et pédagogique en fait un texte particulièrement utile comme base de réflexion. Sur ce point, je ne ferai ni observations ni commentaires car je n’ai pas vraiment compétence pour le faire.
En revanche, ce texte a un volet critique sur lequel je voudrais réagir.
Nul ne contestera qu’à côté d’apports incontestables au progrès de l’humanité, l’ONU est affligée quasi-structurellement et ce, dès l’origine, d’infirmités qui limitent à la fois son champ d’action et l’efficacité de cette action.
Pour autant, l’idée, pas explicitement exprimée, mais sous-jacente, selon laquelle les Etats, structures exclusives sur lesquelles se fédère l’ONU, seraient aujourd’hui à la fois inadaptés, insuffisants, voire pervers, pour jouer ce rôle, par nature et par dégénérescence de leur fonction historique, me paraît, si elle est pour une part fondée, au minimum excessive.

Tout d’abord, l’ONU comme instance de "gouvernance mondiale".
Depuis au moins deux siècles, notamment dans le sillage à la fois de la Révolution Française et de la révolution industrielle, l’idée s’est imposée que les solutions aux problèmes d’organisation de la société et du monde passaient, pour être efficaces, par des ruptures plus ou moins radicales, notamment par des innovations structurelles.("de ce jour, commence une ère nouvelle" ou "du passé faisons table rase": les révolutions comme la pratique démocratique élective trouvent à se rejoindre dans cette outrecuidante myopie...).
Ainsi, pour le problème qui nous occupe, faudrait-il, en lieu et place d’une ONU inadaptée et disqualifiée, imaginer autre chose. Ce n’est pas ce que vous écrivez, mais c’est la pente dans laquelle nous engagent le raisonnement et quelques présupposés non explicites.
Or, il me semble que la prise de conscience écologique (au sens le plus large) devrait nous conduire à récuser la rupture et la révolution au bénéfice des évolutions et des inflexions douces qui s’inscrivent dans la durée. C’est, pour employer une métaphore qui vaut ce qu’elle vaut, le "concept TGV", ou comment faire du neuf avec du vieux.
Si on applique ce principe au cas qui nous occupe, la réponse est claire: l’ONU existe comme instance mondiale universelle; pour répondre aux problèmes que pose aujourd’hui la "gouvernance mondiale", le mieux est encore de l’adapter aux singularités du monde d’aujourd’hui et d’en optimiser le fonctionnement pour répondre aux exigences de l’avenir de l’humanité.

Ensuite, le rôle des Etats et celui des organisations infra ou transétatiques.
Il me semble que la crise du capitalisme dans un monde globalisé telle que nous la vivons aujourd’hui et dont les développements restent sans doute à venir, devrait nous inciter à revenir sur des appréciations hâtives quant à la disqualification de l’Etat, jugé par beaucoup jusque là comme hérité d’un moment de l’histoire, désormais inadapté si ce n’est pervers.
A vrai dire, avant même cette crise économique, il me semble que tant au Liban, qu’en Somalie ou en ex-Yougoslavie ou en Irak, nous avons déjà expérimenté l’alternative à l’Etat, dès lors que celui-ci disparaît: c’est d’abord l’anarchie et bientôt les féodalités avec leurs variantes économiques, idéologiques, ethniques ou mafieuses, autrement dit la loi de la jungle et, en guise de progrès, la régression et la barbarie.
L’expérience nous enseigne ainsi que l’Etat reste à ce jour le plus sûr garant de libertés vraies au rang desquelles la sécurité physique et matérielle. Bien entendu, comme toute institution humaine, celle-là est totalement ambivalente et l’Etat peut être liberticide, barbare et belligène, les exemples historiques sont surabondants.
Mais le "moment de l’histoire" qu’est l’Etat-nation constitue sans aucun doute globalement un progrès dans l’aventure humaine, quelles qu’aient pu être les régressions et quels qu’en soient les effets pervers. En a-t-on épuisé les possibilités, je ne le crois pas. Là comme ailleurs, je vous resservirai un raisonnement d’alpiniste: ne pas lâcher une prise avant d’en avoir saisi une bonne et sûre.
En fait, on voit bien, si l’on souscrit à ce principe qu’il s’agit à la fois d’organiser les relations interétatiques pour la meilleure harmonie possible et de les articuler avec le rôle nouveau des organisations trans ou infraétatiques dès lors que celles-ci ont vocation à œuvrer pour le progrès de l’homme. (Ce dernier point est d’ailleurs essentiel en ce qu’il sous-entend la réponse à la question de la légitimité de ces organisations).

Pour relier l’un et l’autre de ces deux propos, je suggérerais donc de s’investir dans l’optimisation de l’ONU, toujours organisée autour des Etats, mais avec des procédures et des moyens à imaginer pour faire pencher les Etats du côté de la "vertu" et pour corriger autant que possible la dure réalité des rapports de force. Quant aux organisations transétatiques, outre le problème de leur légitimité à examiner soigneusement, là encore, il y a plus à adapter qu’à inventer: le Conseil Economique et Social de l’ONU ne serait-il pas susceptible d’être, lui aussi, optimisé dans cette perspective?

 


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